• La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Titre: La couleur des sentimentsLa couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Auteure: Kathryn Stockett

    Editions: Babel

    Nombre de pages: 599

    ISBN: 978-2-3300-1307-3

    La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot. La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

     

     Voilà plus de cinq ans que ce livre est dans ma pile à lire. Et voilà plus de cinq ans que je pressens qu'il sera un coup de coeur. Et cela n'a pas loupé, c'est un véritable coup de coeur, littéralement. J'ai mis deux semaines à le lire, et ce fut deux semaines de lecture intense et immersive. Si j'ai mis autant de temps à le sortir de ma pal c'est parce qu'il est des livres qui vous font peur parce que vous savez qu'ils vous bouleverseront. Ce livre m'a bouleversée. 

    Tout d'abord, le sujet traité est un sujet assez fort puisque l'on découvre la situation des bonnes noires dans les années soixante, aux Etats-Unis, plus précisément à Jackson, dans le Mississipi. On suit alors le quotidien de trois femmes, deux bonnes, Aibileen et Minny, et Skeeter, une femme blanche, amie avec les patronnes des deux employées. Dans un premier temps, l'auteure se focalise presque exclusivement sur leur quotidien. Cela permet de cerner leur personnalité mais aussi tous les tenants et les aboutissants de l'histoire. On est donc plongé dans leur monde et l'écriture de l'auteure est telle que l'on est complètement immergé. J'ai d'autant plus apprécié que l'histoire se déroule entre 1962 et 1964. C'est anecdotique mais ma mère étant née en 1962, je trouvais intéressant de pouvoir imaginer un monde où elle était enfant. 

    J'ai adoré la façon dont Kathryn Stockett dépeint la personnalité des personnages. Elle passe d'un style à un autre, en fonction du personnage dont c'est le point de vue et elle le fait bien. Aibileen est attachante à souhait, elle me fait penser à ces grands-mères sages, qui ont tout connu et essaie de faire passer leur savoir mais de façon si belle. Sa relation avec la petite qu'elle garde, Mae Mobley, est magnifique. Minny, quant à elle, est certainement celle qui m'a fait ressentir le plus de choses. C'est un personnage fort car elle est caractérielle, elle ne peut s'empêcher de dire ce qu'elle pense, ce qui la met souvent dans des situations incertaines, mais en même temps, elle a des fêlures dont elle est consciente elle-même, et cela fait d'elle un personnage très contrasté et profond. Enfin, Skeeter est une jeune blanche qui se rend compte que la situation qu'ils vivent n'est pas normale et petit à petit, elle s'éloigne de ses amies, avec qui elle n'a, finalement, aucun intérêt commun. 

    Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants puisqu'il y a Miss Hilly, cette blanche dont les seules préoccupations sont d'être une femme bien sous tout rapport et elle milite avec effervescence pour la séparation des droits entre les blancs et les noirs. Elle le fait de façon si sournoise et mesquine que ça en est effrayant. Nous avons ensuite Miss Leefolt, la patronne de Aibileen. C'est un personnage assez complexe, je trouve, parce qu'elle m'est apparue a priori exécrable mais j'ai eu l'impression que sa personnalité évoluait au fil des pages. J'avoue que c'est le personnage avec lequel je ne suis pas arrivée à me positionner. Et enfin, un personnage tout aussi important et intéressant, celui de Miss Célia, la nouvelle patronne de Minny. Elle détonne complètement par rapport aux autres femmes blanches et, finalement, c'est elle qui représente le mieux la passerelle entre les deux mondes représentés.

    Ma chronique ne fait pas justice à cette œuvre mais sachez que c'est un petit bijou. Si un jour vous décidez de le lire, sachez que c'est un livre qui se savoure. Bien sûr, il a des défauts, notamment le peu de place qui est accordé aux hommes, mais il est vaut son pesant d'or. 

    Bonne lecture et à bientôt!

     

    XOXO

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  • Commentaires

    1
    Nadou
    Jeudi 19 Septembre à 18:35

    Coucou,

    J'ai adoré lire ce roman également!! yes

    Bonne continuation livresque Vanessa  cool

      • Jeudi 19 Septembre à 18:43

        Coucou Nadou!

        Hein que c'est une pépite! As-tu vu le film? Moi, pas encore. Mais on ne va pas tarder, je veux que David le regarde, à défaut de lire le livre. 

        kiss

        Les lectures de Vanessa

    2
    Stéphanie
    Jeudi 19 Septembre à 20:03
    Gros coup de coeur pour moi aussi. J'ai montré le film à mes 3e et ils l'ont adoré...
      • Vendredi 20 Septembre à 06:54

        C'est une lecture que tu m'avais conseillé d'ailleurs. Je souhaitais le montrer à mes 4ème mais ils m'ont dit qu'il l'avaient déjà vu en 5ème. (Mais j'ai aussi des 3ème yes)

        Quand tu seras dans le coin, fais-moi signe et on se fera une journée bookshopping he

         

        Les lectures de Vanessa

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