• Titre: La vérité sur l'affaire Harry Quebert

    Auteur: Joël Docker

    Editions: de Fallois - L'Âge d'Homme

    Nombre de pages: 664

    ISBN: 978-2-8770-6816-1

    La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

    A New-York, au printemps 2008, alors que l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

    Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de quinze ans, avec qui il aurait eu une liaison.

    Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès?

     

    J'ai récemment acheté ce livre qui me faisait de l'œil depuis un bon moment. Alors quand je l'ai vu en occasion, je n'ai pas pu résister. Je suis d'ailleurs contente de ne pas l'avoir lu à sa sortie parce que j'ai tendance à attendre beaucoup des livres qui ont la côte. Alors, finalement, je l'ai commencé sans pression, et je l'ai donc bien apprécié. 

    Tout d'abord, les thèmes abordés et le cadre de l'histoire m'ont particulièrement plu. On suit Marcus, un écrivain à succès qui est confronté à la page blanche. J'ai adoré suivre ses états d'âme, ses remises en questions, ainsi que les conseils qui parsèment tout le long du récit. Il y a une vraie réflexion concernant ce métier, même si l'auteur joue à fond la carte du stéréotype. Ce dernier point ne m'a pas dérangée, au contraire. De plus, on se retrouve dans deux temporalités, en 2008 et dans les années 70. Quand on plonge dans le passé, on est hâpé par l'atmosphère de la vieille Amérique, au cœur d'un village typique où il fait, a priori, bon vivre.

    Ensuite, même si le livre est assez long, j'ai eu un bon rythme de lecture. On passe de l'enquête de Marcus à celle menée en 1975, ce qui permet de nombreux rebondissements. J'avoue que j'ai soupçonné presque tous les personnages! En ce qui concerne le final, je n'ai pas été déçue puisque j'ai trouvé que l'explication tenait la route et c'est une fin plausible. Elle a répondu à toutes mes interrogations. D'autant plus que plusieurs révélations nous sont données, et certaines plus qu'inattendues.

    Enfin, le style de l'auteur est appréciable puisque les personnages sont hauts en couleur. Même s'il s'agit d'une enquête, il y a un côté un peu burlesque et stéréotypé qui m'a plu. Les dialogues entre Harry et Nola sont plutôt intéressants parce qu'on a l'impression de se retrouver dans une comédie romantique des années 50. Ce côté-là pourrait déplaire à certains, pour moi ça n'est pas le cas. Au contraire, ça donne du relief à l'histoire, où l'on retrouve alors une atmosphère singulière.

    Férus d'enquêtes, vous apprécierez très certainement.

     

    XOXO

     

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  • Titre: Je suis une légende

    Auteur: Richard Matheson

    Editions: Folio

    Collection: SF

    Nombre de pages: 228

    ISBN: 326-0-05-086454-1

    Je suis une légende de Richard Matheson

    Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...

    Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.

    Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

     

    Mes collègues de travail m'ont donné très envie de lire ce classique de la littérature SF. Et bien, je ne regrette pas du tout! J'avoue que j'appréhendais un peu parce que j'ai vu le film un nombre incalculable de fois et j'avais peur de m'ennuyer. Mais, même si le film garde l'idée principale du roman, il a pris d'énormes libertés qui font que les deux, film et livre, sont complètement dissociables. D'un côté, tant mieux.

    Maintenant, je vous donne un avis un peu plus détaillé concernant ce fameux roman. Il est excellent! Richard Matheson a su titiller ma curiosité tout au long de l'histoire et cela avec une narration très présente et un personnage principal qui prend beaucoup de place. Celui-ci est quasiment le seul personnage du roman, à quelques exceptions près.

    Par ailleurs, la psychologie de Robert Neville, le personnage du roman, est très intéressante parce qu'il n'est pas foncièrement bon ni mauvais. Ses réactions sont compréhensibles et plausibles. Le cours de sa vie, son quotidien sont, eux aussi, intéressants. Grâce aux flashbacks, on comprend petit à petit comment il en est arrivé là. Moi qui ai vu le film avant de lire ce livre, j'ai beaucoup aimé faire les parallèles entre les deux.

    Enfin, j'ai adoré la fin! Je ne vous spoile pas, bien sûr, mais lisez le livre ne serait-ce que pour la fin. Pendant ma lecture, je me demandais si le final était le même que pour le film, et bien non! Et ce fut un régal! Je trouve que la conclusion y est plus intéressante et plus pertinente.

    Je ne sais pas quoi vous dire  pour vous convaincre de le lire. C'est un roman de science fiction facile à lire. C'est un oneshot. Il est plutôt court. Il est bien écrit et intéressant. Si avec ça, vous n'êtes pas convaincus, c'est dommage! :-D

     

    XOXO

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  • Titre: Did I Mention I Need You (DIMILY tome 2)

    Auteure: Estelle Maskame

    Editions: France loisirs

    Nombre de pages: 343

    ISBN: 978-2-2981-2776-8

    Did I Mention I Need You? de Estelle Maskame

    Cela fait un an qu'Eden n'a pas vu son demi-frère Tyler... son amour secret. Une histoire impossible. Chacun est passé à autre chose. Eden est heureuse avec Dean, son nouveau petit ami, et Tyler est parti à New-York.

    Mais quand il invite Eden à l'y rejoindre, ils ne pourront pas faire semblant éternellement.

    Dans la chaleur étouffante de l'été new-yorkais, il devient vite évident qu'ils s'aiment encore. Pourront-ils résister à la tentation? 

     

    Cette année, il faut vraiment que j'avance les sagas que j'ai en cours. C'est pourquoi j'ai eu envie de lire ce tome 2 de la saga Dimily. D'ailleurs, si vous n'avez pas encore lu le premier opus et que vous ne souhaitez pas être spoilés, ne lisez pas cette chronique puisque je ne peux pas parler de ce second tome sans révéler la fin du premier.

    J'avais bien aimé Did I mention I love you? où il était question d'une histoire d'amour entre un frère et sa demi-sœur. Le sujet en lui-même ne me gênait pas plus que ça puisqu'il s'agit d'un frère et d'une sœur qui ne sont pas liés par les liens du sang. On retrouve donc nos personnages environ un an après la fin du premier tome. Eden doit retrouver Tyler à New-York afin de passer les vacances avant son entrée à l'université.

    Bien évidemment, on se doute qu'elle va dans l'entre du diable. Sur ça, le lecteur n'a aucune surprise. J'ai apprécié leurs retrouvailles, qui se font en toute simplicité. Tyler est parfait. Par contre, j'ai quand même eu un sentiment mitigé concernant la relation en général. Je n'arrive pas à apprécier lorsque les personnages font consciemment du mal à leur compagnon. Je pense que j'ai un problème avec ça, je ne sais pas. J'ai trouvé Eden particulièrement lâche. Et donc, indubitablement, j'ai eu de l'antipathie la concernant.

    Par ailleurs, je n'ai pas compris certaines décisions prises par l'auteure. J'ai vraiment eu l'impression, par moments, qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait. Après lecture, je me suis renseignée et Estelle Maskame était très jeune lorsqu'elle a écrit cette saga. Attention, je ne dis pas qu'un adolescent ne peut pas être mature, mais là, clairement, on sent que son histoire n'est qu'une projection et non un semblant de vécu.

    Par contre, j'ai vraiment passé un bon moment de lecture. Celle-ci est très addictive ce qui rend la lecture plutôt fluide. De plus, j'aime vraiment Tyler qui est, à mon sens, un personnage qui pourrait être davantage développé. A contrario, Tiffani est insupportable. Mais quelle peste! Elle l'était déjà dans le premier tome, mais là, je l'ai trouvée carrément inhumaine.

    Même si ça n'est pas une saga coup de cœur, c'est somme toute une bonne romance que j'ai hâte de continuer. L'auteure, malgré son jeune âge, a un certain talent, et je souhaite vraiment la découvrir dans d'autres histoires; tout cela présage de bonnes choses.

     

    XOXO

     

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  • Titre: Dating you hating you

    Auteures: Christina Lauren

    Editions: France loisirs

    Nombre de pages: 394

    ISBN: 978-2-2981-3300-4

    Dating you hating you de Christina Lauren

    Lors de la fête d'Halloween d'un ami commun, le courant passe instantanément entre Carte et Evie. Être, tous les deux, des agents extrêmement influents d'Hollywood au service d'entreprises concurrentes ne suffit pas à éteindre leur flamme.

    Quand leurs agences fusionnent, les mettant en compétition pour le même poste, tous les paris sont ouverts. Ce qui aurait pu devenir une belle romance se transforme en guerre ouverte de sabotage. Carter et Evie sont pourtant deux trentenaires compétents et hauts placés, alors pourquoi ne se comportent-ils pas en conséquence?

     

    Voici un retour aux sources, la romance, avec ce nouveau roman des auteures Christina et Lauren, chères à mon cœur. J'avais envie d'une lecture légère, sans prise de tête, qui ferait battre mon petit cœur. Cette histoire a globalement rempli son job.

    Tout d'abord, les deux personnages principaux, Carter et Evie, sont attachants et mignons. On sent qu'ils ont tous les deux un fort caractère, mais en même temps, on ne rentre pas dans la caricature. Leur relation est gentillette. Même dans les moments où ils se font la guerre, ils ne deviennent pas foncièrement méchants. J'ai donc beaucoup apprécié ce côté-là, où ils se titillent un peu histoire de pimenter la situation dans laquelle ils se trouvent mais sans tomber dans le rocambolesque.

    Une des qualités que je préfère chez ses deux auteures, c'est que, même si on est dans de la romance new adult, elles n'en font jamais des tonnes concernant les relations intimes; elles sont présentes avec parcimonie et ça ne prend jamais le dessus sur la relation en elle-même. Je supporte de moins en moins les romans où il y a du sexe pour du sexe.

    Même si j'ai aimé cette histoire, je trouve qu'elle n'est pas très originale. Je m'attendais à mieux à ce niveau-là. Cette histoire m'a donné un goût de déjà vu. D'ailleurs, le final est prévisible dès les premiers chapitres. Par ailleurs, j'ai passé un bon moment, du même type que lorsque je regarde un bon téléfilm romantique.

    C'est donc une bonne romance mais sans originalité. Comme je l'ai dit, ce livre a répondu à mes attentes mais sans m'emmener très loin non plus. C'est un one-shot que je recommande si vous aimez la romance. Si ça n'est pas le cas, il vous fera, au mieux, passer un bon moment. Mais n'en attendez pas plus. D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir Christina Lauren, faites-le en lisant leurs sagas Beautiful ou encore Wild seasons, qui sont, à mon sens, beaucoup plus originales et addictives.

     

    XOXO

     

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  • Titre: La servante écarlate

    Auteure: Margaret Atwood

    Editions: Pavillons poche

    Nombre de pages: 511

    ISBN: 978-2-2212-0333-0

    La servante écarlate de Margaret Atwood

    Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par l'oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L'une d'elle raconte son quotidien de douleur, d'angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d'une vie révolue, d'un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

     

    Cette fois-ci, je me suis lancée dans une œuvre classique dystopique. Je ne connaissais cette auteure que de nom et j'avais hâte de voir de quoi elle était capable. C'est maintenant chose faite et je ne regrette pas du tout.

    C'est un roman paru la première fois dans les années quatre-vingt. On se retrouve donc dans une histoire qui se déroule aux alentours de fin quatre-vingt, début des années quatre-vingt-dix. On est aux Etats-Unis, du moins ce qu'il en reste, puisque l'ancien gouvernement a été totalement démantelé. Nous nous trouvons donc dans une nouvelle société où la place de la femme est complètement redéfinie. En effet, elle n'a pour ainsi dire plus aucun droit. On suit Defred, qui est une servante écarlate. Son rôle, dans cette société, est de procréer. C'est une femme qui est littéralement possédée par une famille qui ne peut pas faire d'enfant.

    Qu'on se le dise dès le début, j'ai beaucoup aimé cette lecture, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'histoire en elle-même est intéressante. J'aime les lectures où l'on se pose des questions sur notre société en passant par des chemins de traverse. C'est une dystopie qui n'est pas complètement coupée de notre réalité. Ce que l'on lit dans ce roman est tout à fait plausible. C'est en cela que l'on remet en question ce que nous vivons chaque jour.

    De plus, le personnage de Defred nous raconte son histoire, avec ses mots, ses émotions, son expérience. Je trouve que c'est un très bon choix de la part de l'auteure parce que j'ai vraiment eu l'impression d'être dans la tête de cette servante, qui cherche par tous les moyens de ne plus rien ressentir. Cela donne un style très intéressant. De prime abord, l'écriture peut paraître fade mais finalement, en tant que lecteur, on comprend que ce personnage féminin fait tout pour se détacher de sa situation qui est plus qu'insupportable.

    Enfin, j'ai beaucoup aimé le déroulement de l'histoire et les aller-retours entre la vie présente de Defred et ce qu'elle était avant. Cela permet de donner quelques informations concernant les événements qui ont bouleversé le quotidien des femmes américaines.

    Ce fut donc une lecture intéressante qui m'a permit de me poser des questions, notamment sur ma condition de femme. Même si ce roman est paru il y a une trentaine d'année, je suis convaincue qu'il est toujours d'actualité et que c'est une lecture qui pourrait intéresser tout le monde, ne serait-ce que pour prendre conscience de certains choses. Je vous le recommande donc. Bonne lecture!

     

    XOXO

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