• Titre: Elia la passeuse d'âmes tome 1

    Auteure: Marie Vareille

    Editions: France Loisirs

    Nombre de pages: 315

    ISBN: 978-2-2981-2500-9

    Elia la passeuse d'âmes de Marie Vareille

    Elia est une Passeuse d'Âmes, un être sans émotions. Elle doit exécuter ceux qui sont devenus des poids pour la société: vieux, malades, opposants...

    Mais un jour elle ne parvient pas à obéir aux ordres et s'enfuit dans la région la plus déshérité du pays, là où les Passeurs d'Âmes sont considérés comme les pires ennemis. Au plus profond d'immenses mines à ciel ouvert, Elia découvrira, telle une pépite, une destinée qui la dépasse.

    J'avais vu pas mal de fois ce livre sur la youtubosphère et j'avoue que je ne savais pas trop s'il m'attirait ou pas. Peut-être à cause de la couverture qui, a priori, ne me plaisait pas des masses. Mais je suis tombée sur lui à Easycash alors j'ai sauté sur l'occasion. Et je peux vous dire que je ne regrette pas! Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.

    Dans cette dystopie, nous suivons Elia, seize ans, Passeuse d'Âmes, c'est-à-dire que son rôle est d'euthanasier des personnes, celles qui n'apportent plus rien à la société. Dans cette histoire, la société est divisée en trois catégories: les Kornésiens, les Askaris et les Nosobas. Elia fait partie de la première catégorie, elle a ainsi un cadre de vie plutôt aisé. La vie d'Elia bascule quand elle aide un Nosoba en ne l'euthanasiant pas. Son père, qui est quelque'un d'assez froid, lui dit qu'elle doit partir et rejoindre le secteur Nord et se faire passer pour une Nosoba. 

    J'ai complètement adhéré à l'histoire, qui happe notre attention dès le départ en nous présentant tout bonnement la fin du premier tome. On va donc découvrir, tout au long de la lecture, qui sont nos héros et comment ils ont fait pour se retrouver dans une telle situation. Entre certains chapitres nous avons des extraits de livres ou de comptes-rendus qui nous permettent de comprendre le fonctionnement et les idées de cette nouvelle société. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un personnage féminin. Au début de l'histoire, on nous présente les Passeurs d'Âmes comme des personnes sans émotions, un peu psychopathes pour certains. Et on se rend compte assez vite que ce n'est pas complètement le cas avec Elia. D'ailleurs, elle aime profondément sa sœur. De plus, la relation qu'elle a avec son père est assez étrange car d'un côté, il l'ignore complètement, d'un autre, on a l'impression qu'elle est importante pour lui. C'est assez perturbant. Par contre, j'ai adoré les relations d'amitié qu'elle crée avec Tim et Sol.

    Ensuite, l'atmosphère générale du roman est très intéressante car il y a un côté sombre, surtout lorsqu'Elia se retrouve dans le secteur Nord. Le danger rode constamment et il y a une grosse part de mystère qui émerge encore plus. En effet, la particularité physique d'Elia qui est rousse, en fait apparemment un être exceptionnel. En ce qui concerne cette part de mystère, je trouve que l'auteure équilibre bien ses révélations tout au long du roman, notamment grâce aux extraits que l'on peut lire entre certains chapitres. 

    Enfin, j'ai particulièrement apprécié l'aspect dystopique du roman. Même s'il reprend les codes purs et durs de ce genre, il n'en reste pas moins original et intéressant. Il y a une vraie atmosphère. L'histoire est prenante et pour un premier tome, je trouve que Marie Vareille nous en apprend suffisamment sur cette société. A travers Elia, on se rend compte que l'Harmonie qui est soi-disant recherchée est un leurre et on a hâte de découvrir à qui profite finalement ce type de société et dans quel but. De plus, le mystère autour de qui est réellement Elia donne un côté un peu mystique au roman.

    Férus de dystopie, lisez ce livre, d'autant plus que l'auteure est française. Et les autres, lisez ce livre aussi!

     

    XOXO

     

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  • Titre: La meilleure des vies

    Auteure: J. K. Rowling

    Editions: Grasset

    Nombre de pages: 70

    ISBN: 978-2-2468-1505-1

    La meilleure des vies de J. K. Rowling

    Nous n'avons pas besoin de magie pour transformer notre monde: nous portons déjà en nous tout le pouvoir dont nous avons besoin. 

     

    Il ne s'agit pas d'un roman de l'auteure à proprement parler puisqu'il s'agit de la retranscription du discours qu'elle a tenu en 2008 devant les étudiants de l'université de Harvard. J'étais curieuse de savoir ce que la maman de Harry Potter avait à leurs dire et finalement, même si l'ouvrage est court, il est très inspirant.

    Tout son discours tourne autour [des bienfaits insoupçonnés de l'échec et de l'importance de l'imagination]. Etant enseignante dans le premier degrés mais travaillant avec des élèves de collège, les thèmes de l'échec et de l'imagination me touchent particulièrement. On ne cesse de répéter aux élèves que pour apprendre il faut se tromper. Cela fait parti intégrante de l'apprentissage. Alors je suis complètement d'accord lorsqu'elle explique que pour réussir dans la vie et apprécier cette vie, les échecs sont nécessaires. 

    Pour ce qui est de l'imagination, je suis lectrice. Et je le suis parce qu'à un moment de ma vie, j'en ai eu viscéralement besoin. J'ai eu besoin de cette projection dans un ailleurs, loin du quotidien, loin de la vie réelle, pas toujours en adéquation avec nos aspirations. Cette projection, cet échappatoire, est une des fonctions de la lecture que j'essaie d'inculquer à mes élèves. Tant bien que mal, évidemment, mais au moins j'essaie. Cette imaginaire où tout est possible.

    Cette ouvrage n'est pas indispensable mais il est inspirant. J. K. Rowling est mon auteure préférée parce qu'elle  arrive à passer d'un ouvrage fantastique, à du contemporain ou encore à un discours, et à chaque fois, elle atteint son objectif. Dans ce discours, on retrouve une partie des valeurs qu'elle a tenté de nous faire passer dans sa saga Harry Potter.

    Si vous avez l'occasion de vous le procurer, faites-le. C'est le genre d'ouvrage que l'on peut relire à différents moments de notre vie. Et je le lirai d'ailleurs à mes élèves.

     

    XOXO

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  • Titre: Phobos tome 3

    Auteur: Victor Dixen

    Editions: France Loisirs

    Nombre de pages: 620

    ISBN: 978-2-2981-3425-4

    Phobos Tome 3 de Victor Dixen

    Ils sont prêts à mentir pour sauver leur peau. Ils sont les douze naufragés de mars. Ils sont les complices d'un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre. 

    Elle est prête à mourir pour sauver le monde. Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps? Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer. 

     

     

    Je vous retrouve avec le troisième opus de la saga Phobos, qui n'est finalement pas le dernier. C'est une saga que je suis avidement car j'ai adoré le premier tome ainsi que le deuxième. C'est une série dystopique originale puisqu'elle mêle science-fiction et téléréalité. Par contre, je suis assez déçue pour celui-ci et je vous explique pourquoi.

    Tout d'abord, il y a beaucoup de longueurs. L'histoire tarde à se développer, notamment avec  une action autour de Marcus qui prend beaucoup de place au début du roman, pour au final, être caduque. De plus, ce que je trouvais intéressant en ce qui concerne le rythme dans les autres tomes, à savoir les allers-retours entre les champs et les hors-champs, n'a cessé de casser ma fluidité de lecture. Dès qu'une situation était intéressante, l'auteur passait à autre chose. Je veux bien que cela permette de maintenir l'attention du lecteur, mais là, c'était trop.

    Ensuite, je n'ai pas reconnu les personnages, qui sont ici passifs et très influençables. On a l'impression qu'ils ont complètement oublié tout ce qui s'était passé avant. Je ne comprends pas ce choix que je trouve trop facile et finalement, pas très cohérent avec l'histoire. Quant à Alexeï, je l'ai détesté! Et la place que prend Serena dans la société est là encore présentée trop facilement. Elle gravit les étapes presque sans encombre, en un temps record et pas de façon très plausible.

    Enfin, les révélations que l'on a tout au long de la lecture m'ont clairement dérangées. Je les ai trouvées complètement what the fuck, notamment le fin mot concernant Harmony. Je m'attendais à quelque chose de plus terre à terre ou moins extravagant. En tout cas, ça nous est présenté de façon très théâtrale, chose que je n'ai pas du tout apprécié.

    Même si je suis déçue de ma lecture, je lirais le tome 4 ainsi que le hors-série Phobos Origines en espérant avoir des réponses à toutes mes interrogations.

    Si vous avez lu ce tome, je suis curieuse de savoir ce que vous en avez pensé!

     

    XOXO

     

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  • Titre: Calendar Girl, tome 1; Janvier

    Auteure: Audrey Carlan

    Editions: Hugo Roman

    Collection: New Romance

    Nombre de pages: 154

    ISBN: 978-2-7556-2909-5

    Calendar girl - Janvier de Audrey Carlan

    Mia vit avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Elle rêve de devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père s'est mis à boire et à jouer. Il emprunte un million de dollars qu'il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l'envoie dans le coma. Mia doit assumer la dette de son père. Quelle solution va-t-elle trouver?

    Voilà une saga qui a beaucoup fait parler d'elle. L'intérêt réside essentiellement dans les choix de parution puisqu'il s'agit d'une saga de douze tomes, pour les douze mois de l'année. J'avoue que c'est un concept que je trouve intéressant parce que cela permet de fidéliser en quelque sorte le lectorat. Sur ce point, Hugo Roman a eu une bonne idée. J'étais curieuse de savoir ce que cette série pouvait donner, sachant que chaque tome fait environ une cinquantaine de pages. J'arrête de tourner autour du pot, je n'ai pas du tout aimé...

    A priori, la quatrième de couverture me donnait bien envie même si elle présageait une romance pas très originale. En effet, le schéma dans lequel on retrouve une héroïne qui, pour sauver sa famille, doit faire quelque chose qu'elle ne veut pas n'est pas vraiment une première. Mais cela ne m'a pas tant dérangée. Par contre, j'ai eu l'impression de lire une histoire Wattpad pas très bien écrite. 

    Tout d'abord, on survole l'histoire. L'auteure va trop vite, que ce soit dans l'explication de l'élément perturbateur et dans le développement des personnages. Tout est posé en une ou deux phrases seulement. Pour ma part, il m'en faut plus pour que je puisse être immergée dans une histoire. De plus, l'héroïne, qui nous est décrite comme une femme au caractère bien tranché m'a paru un peu sotte et peu crédible. Je vous donne un exemple: au début de l'histoire, elle est complètement réfractaire au fait de gagner plus d'argent en couchant avec les clients et dès son premier jour avec Wes, elle a des rapports avec lui. J'ai eu l'impression que l'auteure, dans un premier temps, voulait nous faire comprendre que Mia avait des principes, mais par la suite, elle met l'accent sur le fait qu'elle est une femme libérée. En soi cela ne me dérange pas car pour moi, une femme peut être libérée et avoir des principes, cela n'est pas incompatible,. Mais, dans ce roman, c'est tellement rapide qu'on a l'impression que le personnage principal passe d'une idée à l'autre, sans lien vraiment logique.

    Ensuite, je trouve dommage de privilégier les scènes de sexe à celles du développement des personnages et de leurs relations. Sur 150 pages, presque la moitié est consacrée aux relations intimes. Je trouve que cela ne permet pas un bon équilibre pour installer correctement le décor, surtout dans un premier tome. C'est bien dommage. D'ailleurs, j'ai eu du mal a adhéré à la relation entre Mia et Wes. Ils sont ensemble une vingtaine de jours et lorsqu'ils se quittent, on a l'impression que cela fait beaucoup plus. Pour moi, cela me parait peu crédible. 

    Enfin, j'ai eu un vrai problème avec le style de l'auteure. C'est très haché, tout s'enchaîne très vite mais ça n'est pas fluide pour autant. On est sur un style très factuel, apposé, sans vraiment de travail poussé au niveau du style. C'est comme si l'on avait une scène devant nous et que l'on énumérait les faits, sans affects. C'est assez frustrant comme lecture. 

    Je vais terminer avec les points positifs, parce qu'il y en a. C'est une romance courte, agréable si vous souhaitez une lecture rapide sans prise de tête. De plus, il y a une grande manœuvre en ce qui concerne les rebondissements pour la suite des aventures de Mia. Enfin, le concept me plait. J'y adhère pour le moment plutôt bien.

    J'ai le tome 2 dans ma pile à lire. Je compte le lire assez rapidement afin de savoir si je continue cette saga. Si elle n'est pas aussi développée que je le souhaite, je m'arrêterai là pour cette série.

     

    XOXO

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  • Titre: Le premier jour du reste de ma vie

    Auteure: Virginie Grimaldi

    Editions: Le livre de poche

    Nombre de pages: 330

    ISBN: 978-2-2530-9846-1

    Le premier jour du reste de ma vie de Virginie Grimaldi

    Marie a tout préparé pour l'anniversaire de son mari: décoration de l'appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise: à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris "un aller simple pour ailleurs". Pour elle, c'est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. A bord, Maris rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage.

    C'est les vacances, il fait chaud, il fait beau, alors quoi de mieux qu'une lecture feel-good pour passer un bon moment? Je n'avais encore jamais lu de romans de Virginie Grimaldi même si j'en ai dans ma pile à lire depuis plusieurs mois. Je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais de découvrir sa plume, d'autant qu'elle a de très bons avis. 

    Je me suis donc attaquée a un des ses premiers livres, Le premier jour du reste de ma vie. On y suit alors Marie, qui en a assez d'être la bonne femme de son mari qui ne cesse de la tromper sans vergogne. Elle ne veut plus de ce mariage qui n'a plus aucun sens et qui ne la fait plus vibrer. Elle saute le pas quand elle est bousculée par ses jumelles qui lui avouent qu'elle n'a pas l'air heureuse. Il ne lui en faut pas plus. Le jour des quarante ans de son mari, elle lui organise une fête à laquelle elle n'assiste pas et où elle a invité toutes ses maîtresses. 

    Elle se retrouve sur un bateau de croisière où, pendant trois mois, elle va faire le tour du monde. C'est une croisière spéciale puisqu'elle est réservée aux personnes seules. D'ailleurs, les relations intimes sont interdites. Elle fait la rencontre de Anna, une dame d'une soixantaine d'années qui doit faire le point sur sa vie amoureuse, et Camille, vingt-cinq ans, une ancienne grosse qui veut acquérir de l'expérience auprès de la gente masculine parce qu'elle est amoureuse de son collègue de boulot. 

    J'ai beaucoup aimé suivre ses trois protagonistes qui n'étaient pas destinées à se rencontrer. Elles vont vivre des aventures qui vont leurs permettre de savoir ce qu'elles veulent vraiment dans leur vie. Le ton de l'auteure est entrainant et on ne s'ennuie pas un instant. Comme nous suivons trois femmes très différentes, on arrive à les comprendre puisque l'on retrouve un peu de nous en elles. On a envie qu'elles s'épanouissent, qu'elles profitent à fond de leur aventure. J'ai apprécié le rythme puisque les chapitres sont très courts mais chacun apporte une progression à l'histoire. D'ailleurs, l'auteure parsème de temps en temps des petits teasers de la suite des événements ce qui fait que l'on a à chaque envie de continuer pour savoir de quoi elle parle. 

    Le choix de la croisière est judicieux puisque l'on est transporté dans des endroits très différents les uns des autres et l'on a envie de découvrir les mêmes paysages que nos trois personnages. Même si la description est très succincte, on voyage un peu dans ces décors à couper le souffle. 

    J'avais peur de me retrouver dans une histoire où l'héroïne ne cesse de se remettre en question et ce de façon rébarbative et anxiogène, mais c'est vraiment un roman feel-good. On se sent bien quand on y est plongé. Donc si vous êtes à la recherche d'une lecture sympathique, où l'on retrouve de bons messages et que vous avez envie de voyager, cette lecture est faite pour vous! Vous serez dépayser! Et pour les fans de Jean-Jacques Goldman, vous y trouverez davantage votre compte ;-)

     

    XOXO

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