• Titre: Everything, everything

    Auteure: Nicola Yoon

    Editions: France loisirs

    Nombre de pages: 363

    ISBN: 978-2-2981-2501-6

    Everything, everything de Nicola Yoon

    Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle".

    En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.

    Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

     

    J'ai lu ce livre parce que je mourrais d'envie de voir le film. Et je ne regrette pas du tout puisque ce fut une très bonne lecture.

    On suit Maddy, atteinte de la maladie de SICA, qui vient tout juste de fêter ses dix-huit ans. Sa vision du monde change lorsqu'une nouvelle famille vient habiter dans son quartier puisqu'elle rencontre à cette occasion Olly, un garçon de son âge. Sa façon de vivre est remise en question et elle se demande si une vie sans saveur à l'abris des dangers de l'extérieur vaut finalement le coût d'être vécue. Avec Olly, ils vont vivre des aventures qui lui paraissaient jusqu'alors impossibles.

    C'est vrai que de prime abord, j'ai eu l'impression que ce livre était un énième remake de Nos étoiles contraires de John Green. On y retrouve une adolescente malade qui va connaître ses premiers émois amoureux. Mais, globalement, la comparaison s'arrête là. Je trouve celui-ci plus léger mais pas ennuyant. Au contraire, cette lecture a été addictive. Je ne pouvais pas m'empêcher d'enchaîner les pages et d'y penser. L'histoire entre les deux personnages est très touchante et belle. Maddy évolue bien, ce qui lui permet de mettre de la distance avec sa mère, qui est finalement son seul référent. En ce qui concerne Olly, je l'ai trouvé attachant, avec son histoire familiale difficile.

    L'auteure est arrivée à me captiver grâce à une écriture fluide et légère. De plus, j'ai vraiment apprécié les petites illustrations que l'on retrouve tout au long de l'histoire. Je trouve que sa donne de la consistance au roman, ça lui confère un univers particulier.

    Enfin, le retournement de situation de la fin m'a complètement surprise! Je suis tombée dans le panneau sans m'en rendre compte et j'ai aimé ça. La tournure des événements fait que l'histoire a une vraie fin et que la boucle est bouclée.

    Si vous aimez les romans Young adult, vous ne pouvez pas passer à côté de celui-ci. Il est touchant sans tomber dans le pathos, addictif, il a une certaine originalité et les personnages sont attachants.

     

    XOXO

     

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  • Titre: L'écorchée

    Auteur: Donato Carrisi

    Editions: Le livre de poche

    Nombre de pages: 515

    ISBN: 978-2-2531-7912-2

    L'écorchée de Donato Carrisi

    Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. Incapable d'éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces "victimes potentielles d'homicides". Soudain, l'un deux réapparaît… et tue. Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins. Epaulée par l'agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d'anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une "hypothèse du mal".

     

    Il s'agit de la suite du Chuchoteur de Donato Carrisi, thriller que j'ai adoré de par la psychologie mise en place et les thèmes abordés. Cette suite est dans la même lignée que le premier.

    En effet, on y retrouve la même dynamique même si je trouve celui-ci plus abouti. J'ai l'impression que l'auteur a bien mieux ficelé son histoire. On retrouve donc Mila, sept ans après son histoire avec le Chuchoteur, femme toujours meurtrie par son passé. Dans cette opus, elle m'a semblé plus fragile, ceci certainement expliqué par le fait qu'elle est à présent maman. Je ne me suis pas du tout ennuyée, d'ailleurs j'étais en train de tomber dans une panne de lecture et ce livre m'a redonné l'envie de me plonger dans un livre. Il me semble que c'est un assez bon indice pour déterminer si un livre est bon ou pas.

    Même si les thèmes abordés dans cette suite ne sont pas vraiment les mêmes que dans le premier, ils sont très intéressants et l'auteur est plutôt talentueux pour décrire l'aspect psychologique des personnages. On ne sait jamais qui est bon et qui est mauvais, et j'ai eu des doutes sur à peu près tout le monde. J'avais deux théories et elles se sont en partie avérées. 

    De plus, j'aime particulièrement le style de l'auteur car l'écriture est assez fluide mais en même temps, elle est très efficace. J'ai l'impression que chaque mot est réfléchi et calibré afin de nous emmener là où il le souhaite. Et ça marche vraiment bien avec moi.

    Enfin, j'ai particulièrement apprécié l'agent spécial Simon Berish que je considère comme LE personnage principal de ce roman. Il est intéressant car son statut de paria dans la police pause une ombre sur ce personnage et on ne sait pas vraiment comment se positionner vis à vis de lui. En tout cas pendant une bonne partie de l'histoire. Mila, quant à elle, est toujours un personnage que j'apprécie car elle est humaine et contrastée.

    Au vu de la fin creepy, j'ai hâte de lire la suite et de retrouver Mila. Donato Carrisi est un auteur que je vais suivre assidument. 

     

    XOXO

     

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  • Titre: La part des ombres tome 1

    Auteur: Gabriel Katz

    Editions: Scrineo

    Nombre de pages: 317

    ISBN: 978-2-3674-0443-1

    La part des ombres tome 1 de Gabriel Katz

    Jadis une terre de conquérants, la Goranie n'est plus aujourd'hui qu'un pays occupé, avec à sa tête un roi fantoche. Depuis dix ans, les Traceurs, peuple guerrier descendu des montagnes, font régner la discipline, le terreur et la corruption.

    L'ordre est ainsi maintenu, jusqu'au jour où tout bascule. Un homme qui se fait appeler le Fantôme se dit revenu d'entre les morts pour libérer le peuple… Mais il a besoin de mercenaires de haut niveau capables d'encadrer et de former les combattants contre les terribles guerriers de la Trace...

    C'est ainsi qu'entrent en scène trois personnages venus des quatre coins du monde: une maîtresse de guerre, un gladiateur de haute volée et… un beau gosse qui ne sait pas très bien comment il s'est fait entraîner là-dedans.

     

    Quel plaisir de retrouver la plume de Gabriel Katz! D'autant plus qu'il a eu la bonne idée d'intégrer dans cette saga des personnages de ses autres sagas. J'ai d'ailleurs retrouvé MON personnage préféré! Vous l'aurez compris, on est dans le même univers que pour les autres romans et on se retrouve dans le pays de Goranie où le roi n'a plus aucun pouvoir. Ce dernier est possédé par Ag Slegeth, un Traceur. 

    Si vous connaissez l'auteur, vous n'êtes pas sans savoir que celui-ci n'a aucun scrupule à démarrer ses romans avec une tuerie bien sanglante. Ce livre n'échappe pas à la règle. Ainsi, on entre complètement dans l'histoire dès les premières pages. Même si je trouve la trame moins complexe que pour les autres sagas, l'histoire est néanmoins intéressante. Le suspense est présent tout au long de la lecture et on ne cesse de vouloir connaître la suite. 

    Je suis plus que ravie de retrouver mes personnages chouchous. Je ne vous dirai pas de qui il s'agit parce que cela fait partie du charme, je trouve. Par ailleurs, ils s'intègrent parfaitement dans cette nouvelle intrigue et chacun à un rôle bien défini. D'ailleurs, il est intéressant de voir comment ils interagissent entre eux.

    Ensuite, Gabriel Katz a l'art et la manière de vous happer en multipliant les cliffhangers de fin de chapitre. La lecture est fluide et prenante. D'autant plus qu'aucun personnage n'est épargné. On est immergé dans une histoire de pouvoir, de légende et de vengeance, des thèmes prépondérants dans les histoires de l'auteur. Mais il a une façon bien singulière de dérouler les choses qui font de son style quelque chose d'unique. 

    Encore et toujours je vous conseille cet auteur, qui est en train de devenir un de mes préférés.

     

    XOXO

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  • Titre: Adultère

    Auteur: Paulo Coelho

    Editions: Flammarion

    Nombre de pages: 312

    ISBN: 978-2-0813-3891-3

    Adultère de Paulo Coelho

    Linda a 31 ans et, aux yeux de tous, une vie parfaite: elle a un mari aimant, des enfants bien élevés, un métier gratifiant de journaliste et habite dans une magnifique propriété de Genève. Cependant, elle ne supporte plus de faire semblant d'être heureuse quand, en vérité, elle ne ressent rien d'autre qu'un sentiment grandissant d'apathie et d'indifférence. Jusqu'au jour où elle retrouve un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et, lors d'une interview, il éveille en elle un sentiment oublié depuis longtemps: la passion. Elle fera tout pour conquérir cet amour impossible et devra aller au plus profond d'elle-même pour enfin trouver le bonheur.

     

    Voici le troisième livre que je lis de cet auteur et j'ai plutôt été déçue. C'est un roman qui m'intriguait depuis plusieurs mois mais les avis mitigés me freinaient un peu. J'ai finalement eu envie de me faire mon propre avis, surtout que l'adultère n'est pas un thème que j'ai l'habitude de retrouver dans mes lectures.

    Tout d'abord, à mon avis, le titre n'est pas forcément bien choisi parce que le thème principal du roman est plutôt la dépression. Certes, Linda, le personnage principal, a une aventure extra-conjugale mais l'acte adultérin arrive assez loin dans l'histoire. Il permet une remise en question de Linda, qui se pose beaucoup de questions concernant son statut de femme, bien sous tout rapport.

    En parlant de Linda, je n'ai eu aucune empathie la concernant. Je ne suis pas arrivée à m'attacher à elle, et elle m'a même énervée à plusieurs reprises. Je ne comprenais tout simplement pas son raisonnement, contradictoire par moments. Par exemple, elle est assez au clair sur le fait qu'elle n'est pas amoureuse de son amant alors que, plus loin dans la lecture, elle nous parle d'amour. Je n'ai pas compris...

    En ce qui concerne le style, l'auteur a fait le choix d'introduire le dialogue en passant par son personnage principal, c'est à dire que Linda nous les relate, tout simplement. Je pense qu'il voulait que l'on soit exclusivement dans sa tête. Et bien ce procédé n'a pas fonctionné avec moi. J'étais encore plus déconnectée de l'histoire. Ce détachement fait que mon rythme de lecture était saccadé, je n'étais pas vraiment  intéressée par ce qu'il se passait. D'autant plus que le statut du personnage est à mille lieux du mien, ce qui accentuait ce sentiment de barrière entre elle et moi. Je n'ai tout simplement pas pu m'identifier et encore moins éprouvé de la compassion ou un quelconque sentiment à son égard. 

    Je pense être totalement passée à côté de cette lecture. Je n'ai certainement pas compris où voulait nous emmener Paulo Coelho. Ce n'est pas ce roman-là que je conseillerais, j'ai davantage apprécié L'Alchimiste.

     

    XOXO

         

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  • Titre: La couleur des sentimentsLa couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Auteure: Kathryn Stockett

    Editions: Babel

    Nombre de pages: 599

    ISBN: 978-2-3300-1307-3

    La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

    Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
    Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot. La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

     

     Voilà plus de cinq ans que ce livre est dans ma pile à lire. Et voilà plus de cinq ans que je pressens qu'il sera un coup de coeur. Et cela n'a pas loupé, c'est un véritable coup de coeur, littéralement. J'ai mis deux semaines à le lire, et ce fut deux semaines de lecture intense et immersive. Si j'ai mis autant de temps à le sortir de ma pal c'est parce qu'il est des livres qui vous font peur parce que vous savez qu'ils vous bouleverseront. Ce livre m'a bouleversée. 

    Tout d'abord, le sujet traité est un sujet assez fort puisque l'on découvre la situation des bonnes noires dans les années soixante, aux Etats-Unis, plus précisément à Jackson, dans le Mississipi. On suit alors le quotidien de trois femmes, deux bonnes, Aibileen et Minny, et Skeeter, une femme blanche, amie avec les patronnes des deux employées. Dans un premier temps, l'auteure se focalise presque exclusivement sur leur quotidien. Cela permet de cerner leur personnalité mais aussi tous les tenants et les aboutissants de l'histoire. On est donc plongé dans leur monde et l'écriture de l'auteure est telle que l'on est complètement immergé. J'ai d'autant plus apprécié que l'histoire se déroule entre 1962 et 1964. C'est anecdotique mais ma mère étant née en 1962, je trouvais intéressant de pouvoir imaginer un monde où elle était enfant. 

    J'ai adoré la façon dont Kathryn Stockett dépeint la personnalité des personnages. Elle passe d'un style à un autre, en fonction du personnage dont c'est le point de vue et elle le fait bien. Aibileen est attachante à souhait, elle me fait penser à ces grands-mères sages, qui ont tout connu et essaie de faire passer leur savoir mais de façon si belle. Sa relation avec la petite qu'elle garde, Mae Mobley, est magnifique. Minny, quant à elle, est certainement celle qui m'a fait ressentir le plus de choses. C'est un personnage fort car elle est caractérielle, elle ne peut s'empêcher de dire ce qu'elle pense, ce qui la met souvent dans des situations incertaines, mais en même temps, elle a des fêlures dont elle est consciente elle-même, et cela fait d'elle un personnage très contrasté et profond. Enfin, Skeeter est une jeune blanche qui se rend compte que la situation qu'ils vivent n'est pas normale et petit à petit, elle s'éloigne de ses amies, avec qui elle n'a, finalement, aucun intérêt commun. 

    Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants puisqu'il y a Miss Hilly, cette blanche dont les seules préoccupations sont d'être une femme bien sous tout rapport et elle milite avec effervescence pour la séparation des droits entre les blancs et les noirs. Elle le fait de façon si sournoise et mesquine que ça en est effrayant. Nous avons ensuite Miss Leefolt, la patronne de Aibileen. C'est un personnage assez complexe, je trouve, parce qu'elle m'est apparue a priori exécrable mais j'ai eu l'impression que sa personnalité évoluait au fil des pages. J'avoue que c'est le personnage avec lequel je ne suis pas arrivée à me positionner. Et enfin, un personnage tout aussi important et intéressant, celui de Miss Célia, la nouvelle patronne de Minny. Elle détonne complètement par rapport aux autres femmes blanches et, finalement, c'est elle qui représente le mieux la passerelle entre les deux mondes représentés.

    Ma chronique ne fait pas justice à cette œuvre mais sachez que c'est un petit bijou. Si un jour vous décidez de le lire, sachez que c'est un livre qui se savoure. Bien sûr, il a des défauts, notamment le peu de place qui est accordé aux hommes, mais il est vaut son pesant d'or. 

    Bonne lecture et à bientôt!

     

    XOXO

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